Des scientifiques ont découvert de l’ADN de mammouth en grande quantité et en parfait état de conservation dans des excréments d’écureuils conservés dans le pergélisol canadien. Il y a certes plus appétissant que cette entrée en matière, si je puis m’exprimer ainsi. Mais quoi ? Je ne vais pas vous entretenir de football, je n’y connais rien, cela ne m’intéresse pas et vous allez en être abreuvés jusqu’à l’écœurement dans les semaines qui viennent. La guerre en Iran ? Elle n’en finit plus d’être sur le point de se terminer depuis une bonne centaine de jours. Quant à celui qui l’a déclenché et qui depuis promet sans cesse sa fin imminente, mes proches et la faculté me recommandent de m’abstenir de m’échauffer inutilement à son propos. Et puis, je les aime bien moi, ces grands animaux à qui les longs poils donnent un aspect romantique et doux que l’on ne trouve pas chez les dinosaures. Oui, je suis un peu fleur bleue mais les chercheurs à l’origine de cette découverte ne le sont pas moins. Car selon eux, le spermophile arctique, l’écureuil au centre de cette découverte, est « super mignon », ce que confirment les photos de l’individu disponibles en ligne. Pour ceux qui auraient tiqué, ou souri, à la lecture de la phrase précédente, je précise qu’étymologiquement, ce nom veut dire : « qui aime les graines ». Et non ce que vous croyez. Car telle est la signification du mot sperma en grec. Ne vous attendez donc pas à ce que j’essaye de tisser un lien aussi ténu que scabreux entre ce rongeur et un chanteur de charme discutable mis en examen ce matin. Je préfère rester dans le Yukon sauvage où fut trouvé ce trésor génétique plutôt que de m’attarder sur le comportement de personnalités qui se sont longtemps crues aussi irrésistibles qu’intouchables. Allez savoir s’il n’en était pas de même avec ces grands mammifères dont l’apparence paisible dissimulait peut-être sous la laine, un caractère de cochon. Les chercheurs semblent cois sur la question mais peut-être leur découverte leur permettra-t-elle de résoudre des cold cases de l’ère glaciaires. La fin de celle-ci, due au réchauffement climatique, a rendu leur toison insupportable au point de provoquer leur extinction. Encore un sujet léger dont j’aurai pu vous causer. Au lieu de vous faire ch… avec des graines éculées.

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Frédéric Roy
Ancien directeur de la rédaction de CB News disposant de beaucoup de temps après avoir longtemps couru derrière. J'écris tous les jours pour mon plaisir et, autant que possible, pour le vôtre.