C’était bien la peine de titrer ce texte « Sauf erreur ». Celui d’hier, vous l’avez lu ? Et vous ne m’avez rien dit ? Eh bien je ne vous félicite pas ! Parce que des erreurs il y en avait. Deux, comme me l’a obligeamment – quoiqu’un peu tardivement, mais comment le lui reprocher ? – l’un de mes fidèles lecteurs relecteurs. J’aurai pu titrer « Double faute », ça aurait été plus juste. En cherchant bien, je trouverais certainement une bonne excuse mais je préfère reconnaître platement mon insondable distraction qui ne cesse de me jouer des tours. Ainsi, quelques instants après avoir corrigé ces boulettes, mon attention fut attirée par l’une de ces vidéos d’infos qui parsèment les fils sociaux. On y voyait une éruption volcanique particulièrement spectaculaire. Le texte en surimpression précisait qu’il s’agissait de l’Anak Krakatau, situé en Indonésie, ajoutant que ce nom signifie « enfant de Krakatau », du nom d’un terrible cratère dont l’explosion en 1883 provoqua une détonation qui serait le bruit le plus fort jamais enregistré sur cette planète. Or je connaissais cette anecdote. Non pas à la suite d’études universitaires poussées mais grâce aux « Histoires de l’Oncle Paul ». À l’attention de ceux qui seraient trop jeunes pour saisir l’allusion, précisons qu’il est question ici d’une bande dessinée éducative publiée par le journal de Spirou dans les années cinquante et soixante. Ajoutons également qu’elles constituent encore aujourd’hui le socle de ma culture générale. On a les références que l’on peut et dans ce cas précis, le souvenir encore vivace des planches consacrées à « L’éruption du Krakatoa ». C’est ainsi que le nom de cette montagne était orthographié et c’est la raison pour laquelle j’ai cru un instant que le site d’information avait fauté. Il n’en est rien, les deux graphies étant admises, la seconde étant semble-t-il plus fidèle à la prononciation. Une chose est sûre cependant, le fils semble tenir de son père au vu des désagréments qu’il cause dans son environnement, allant jusqu’à détourner le trafic aérien à ses abords. On est certes loin des dégâts du papa qui dégagea tant de fumée qu’elles assombrirent le ciel jusqu’en Europe. Il se dit même que le fameux Cri d’Edvard Munch serait inspiré de ce terrible phénomène. Pourvu que le petit Anak ne soit pas aussi furieux que son aîné. Il y a déjà sur notre planète suffisamment de raisons de s’effrayer et peut-être pas d’artistes aussi géniaux pour s’en inspirer. Sauf erreur ou omission de ma part.

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Frédéric Roy
Ancien directeur de la rédaction de CB News disposant de beaucoup de temps après avoir longtemps couru derrière. J'écris tous les jours pour mon plaisir et, autant que possible, pour le vôtre.