Chère lectrice, cher lecteur, excusez cette introduction d’une solennité peu ordinaire, mais ce n’est pas sans émotion que je vous informe que vous avez sous vos yeux le 501e Daily Text. J’aurais pu le faire parrainer par Levi’s. Pour cela, il aurait fallu non seulement y penser plus tôt mais surtout savoir que je m’apprêtais à franchir ce cap. Tant pis pour les sous – que je n’aurais probablement pas eus – et vive la gloire. Car une fois n’est pas coutume, mon immense humilité m’autorise à me féliciter de ce chiffre. Ce n’est certes par un exploit dans la mesure où j’écris avant tout pour le plaisir – le mien et autant que possible le vôtre – mais en me souvenant des premiers jours, je ne suis pas sûr que j’imaginais aller jusque-là. À vrai dire, je suis même certain que je n’envisageais rien de tel, m’étant simplement lancé dans cette aventure littéralement au jour le jour. Cinq cents c’est aussi et à peu de chose près, le nombre de ceux qui reçoivent chaque jour dans leur boîte mail ce torrent d’élucubrations, ce qui n’en fait pas à proprement parler une source d’influence mais suffit amplement à l’autosatisfaction de l’auteur. Mais puisqu’il est question de chiffres, lesquels je l’ai écrit souvent ici ne sont pas mes meilleurs amis, je me sens dans l’obligation d’aborder un sujet un peu plus douloureux. Car pour l’heure il faut reconnaître que le démarrage de mon rendez-vous dominical est des plus cahoteux, à défaut d’être chaotique. Le nombre d’abonnés est encore autrement plus modeste que ne l’est votre serviteur, ce qui n’est pas peu dire. Pour autant, il convient de rester positif et de savoir déceler le bon côté des choses. Ainsi ai-je constaté qu’une partie de cet embryon de lectorat est venue à la suite de partage sur les réseaux sociaux. En cette fin de visite papale comment ne pas vous encourager les uns les autres à partager à votre tour, non seulement votre pain quotidien mais aussi vos lectures. Enfin, vous voyez le tableau. Ainsi, d’un internaute à l’autre, le ruisseau, que dis-je le ru, pourrait se transformer en rivière. Et pourquoi pas en fleuve. Mais n’allons pas trop loin et encore une fois, félicitons-nous de ce que nous avons déjà. Plus de lecteurs fidèles qu’il n’y a depuis hier, de sénateurs d’extrême droite dans la nouvelle chambre haute. Pourvu qu’elle ne tombe pas plus bas.

Written by
Frédéric Roy
Ancien directeur de la rédaction de CB News disposant de beaucoup de temps après avoir longtemps couru derrière. J'écris tous les jours pour mon plaisir et, autant que possible, pour le vôtre.