Fûtes-vous là ? Car je ne vous vis point. Ou si peu. Ceci n’est aucunement un essai de haïku mais une expérience dont vous êtes, non pas le cobaye, mais l’objet. En effet, la question posée d’entrée de jeu n’a nulle visée poétique – genre qui m’est parfaitement étranger – mais cherche à expliquer une constatation effectuée hier à la suite de la publication du Daily Text. Bien que je ne sois pas à l’affût de la popularité, je suis quand même intéressé de voir comment mes écrits sont reçus. Comme j’ai coutume de le dire, un seul pouce levé suffit à mon bonheur. Mais l’honnêteté m’oblige à ajouter que plusieurs autres ne font que renforcer ma satisfaction. Moins par vanité que pour savoir si le texte a été à la hauteur des attentes des lecteurs. Un peu comme un cuisinier qui s’enquiert de la satisfaction de ses clients. Or hier après-midi, nulle pastille rouge ne s’afficha sur l’écran de mon smartphone. Phénomène rare mais pas inhabituel et dont l’explication triviale se trouve dans la désactivation par inadvertance de ce type de notifications. Cependant, une fois l’erreur réparée, les signes d’approbation sont restés particulièrement chiches. Le plat était-il trop épicé ? Pas assez ? Impossible de le savoir. Je n’étais pourtant pas mécontent de mon titre. Mais baste ! La peste soit de la frivolité. J’avais eu mon like quotidien, et même un peu plus. Pas de quoi se flageller. Mais matière à s’interroger sur la manière dont les contenus sont diffusés par la plateforme qui nous réunit. J’écris « contenus » à dessein car c’est non seulement du texte, mais aussi de son illustration dont il s’agit. Vous le savez, j’utilise pour la réaliser une intelligence artificielle spécialisée que j’apprends chaque jour à prompter, à défaut de la dompter. Il m’arrive encore d’avoir quelques difficultés à obtenir le résultat que j’imagine, ce qui fut le cas hier. D’où une composition assez fade malgré de nombreux essais. Est-ce l’explication de la réticence de l’algorithme de LinkedIn à la diffuser largement ? C’est l’objet de la présente expérimentation qui consiste à utiliser un sujet provocateur pour vérifier la réactivité du cerveau du réseau. Raison pour laquelle le présent article est illustré par une personnalité aussi connue que controversée qui était le sujet du texte d’hier. Pour obtenir cette composition, il a fallu ruser avec le logiciel devenu très prude dès lors qu’il s’agit de représenter cette personne dont la simple mention du nom suffit à retoquer la demande. Quant à savoir si le jeu en vaut la chandelle, je le saurai bientôt. Grâce à vous.

Written by
Frédéric Roy
Ancien directeur de la rédaction de CB News disposant de beaucoup de temps après avoir longtemps couru derrière. J'écris tous les jours pour mon plaisir et, autant que possible, pour le vôtre.